Tap, Nap, et Cie. Histoire de mots

Voici les grandes lignes qui seront déployées l’an prochain, avec des variantes selon les cycles. L’âge des enfants infléchira la ligne directrice, c’est à l’intervenant de s’adapter.

Selon les dispositions des participants, nous essaierons d’introduire dans chaque cycle une part de chacun des trois thèmes pour arriver en fin de session à la rédaction d’une histoire qui sera illustrée, imprimée et distribuée à chaque enfant sous forme de livret agrafé.

Le tout pourrait être regroupé dans un seul ouvrage. Cette éventualité sera étudiée en cours d’année. L’essentiel sera de développer en premier lieu une activité ludique ou l’enfant s’exprimera par le dessin, l’écriture ou la parole, partagés.

L’intervenant fournit le matériel et apportera ordinateur et micro pour les enregistrements de voix. Les contenus seront mis en page et les dessins intégrés aux textes après travail sur Photoshop réalisé en commun lors d’une séance.

 

Principes :

 

Éveil à l’imaginaire – liberté de créer des mots par association d’idées ou phoniques – créativité.

Rédaction au fil des ateliers d’un répertoire de ces mots dans un dictionnaire de néologismes. Implication active de l’enfant dans une démarche de construction – échange où il est acteur du projet. Possibilité de réaliser un livre avec la production des enfants cosignataires sous couvert de Monty-Petons Publications.

Le conte :

Les ressorts de l’histoire. Il était une fois…

Travail sur les protagonistes : L’héroïne/ le héros

Le méchant (e)

Les interventions, déroulement de l’action

La part de magie, d’imaginaire

La chute et le rapport du bien au mal

 

Mise en scène des animaux, végétaux, objets animés dans un contexte ou règne l’ humain pour une prise de conscience des interactions de l’environnement dans la vie et pour susciter des interrogations sur ce qui fait notre monde. Aborder la notion de respect de l’autre au travers de cette découverte.

Écriture à plusieurs mains – participatif – et élaboration du conte et de son illustration.

Illustration : Pour joindre l’image à la lecture – fonds, personnages, accessoires – reprise sur tablette graphique par l’intervenant pour la mise en page de dessins dans le texte.

La poésie :

 Atelier rime – recherche de mots nouveaux, comptage des pieds, approche des sonorités.

Enregistrement des voix.

Production individuelle de courts poèmes de style haïku et travail sur l’écriture soignée.

Illustration simple en marge pour enjoliver le poème.

C’est un travail sur la concision, la recherche d’une expression synthétique, l’exercice canalise les énergies pour parvenir à l’essentiel, le beau.

 

La calligraphie chinoise :

 

Atelier où l’écriture rejoint le dessin. Travail sur l’ordre des traits et leur accentuation, représentation dans l’espace, appréhension d’un système d’écriture différent et ouverture sur le monde.

Chaque atelier peut faire l’objet d’une exposition future. Le contenu corrigé sera distribué aux enfants. L’étude d’une production papier sur le travail de l’année peut-être concevable.

 

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Atelier d’écriture du 15 mai 2014

Jeudi 15 mai, un atelier d’écriture soutenu avec des participantes réactives, un vrai régal ! Du niveau, un travail en binôme sur les néologismes qui a abouti à des résultats de qualité, merci mesdames, la soirée a été agréable et constructive.

 

Création de mots riches de sonorités, définitions et emploi dans les textes dans une salade créative en partage, un excellent moment !

 

Extraits :

Comme j’aimerais être une marsulipe : cette fierté, cette indépendance, ce caractère… Être une marsulipe, c’est vraiment la plus belle représentation d’une femme. Je ne sais pas m’affirmer, c’est mon drame. Je ne sais que me cacher dans le chapeau d’un kangoudron, revêtue d’une chalierre volée dans un couvent.

Mais c’est fini, tout ça. J’ai décidé de commencer une nouvelle vie : j’ai quitté le théâtre et me suis commandé un canabegot.

 

Le clou du spectacle, celui que nous attendons tous est présenté par un dromamin et, s’il a toujours avec lui son kangoudron, c’est amusant, car ce dernier porte une chalière comme moi. C’est vraiment un vêtement à la mode.

Quel ne fut pas notre étonnement quand, à la fin du tour de magie, surprise, c’est un akawi qui sort du chapeau !

 

Tantine met son sac sur son dos. Elle en a soupé de cet Éléphose qui la taraude. Qu’importe, elle va droit devant ! Pleine de détermination, Tantine sort de sa mainière et lève le nez.

— Hum ! Le ciel se grise… Il tombe, lourd comme un Hiachat en colère ! commente-t-elle.

À cette évocation, Tantine rayonne… Haaa, cette brave bête qu’elle a, un jour, essayé de dompter ! Une vraie teigne quand elle est de mauvais poil, mais douce comme un agnon, dans ses beaux jours.

 

Quelle n’est pas sa surprise de croiser la ci-devant, griffée d’un musacolie ! Elle n’en avait plus vu depuis tant d’années. Ses yeux s’allument. Ses mains se crispent. Ses genoux quinquillent d’espoir.

D’un bond, la vieille croque la bestiole. Ne restent que les griffes. Les hurlements de l’écuripe – car, oui – c’en est une ! ne lui font pas peur. Elle se délie, souple, liane, débarrassée de cet éléphose qui lui épinait les jambes.