Printemps des poètes 2019

https://printempsdespoetes.com/La-beaute-des-mots-les-Fables-de-la-Fontaine

Le Printemps des poètes se revisite en 2019 à Cormery. Le thème de l’année est « La beauté », Monty-Petons choisit d’exploiter la voie de la beauté des mots, avec « Les fables de La Fontaine ». La peinture s’invitera en exposition, et la calligraphie  d’Aline Criq-Besançon illustrera à merveille l’alliance du trait de plume et de l’esprit.

Les dates choisies, 13 et 14 avril, se veulent au plus près de la douceur du temps. Les participations, artistes et exposants, sont sur inscription auprès de Zibelyne aux coordonnées indiquées sur l’affiche. Tous les arts sont les bienvenus sur scène, pourvu qu’ils soient sur le thème des fables : théâtre, slam, chansons, danse, mime, etc. La parodie est à utiliser sans restriction aucune !

Les peintures exposées des aquarellistes du Comité du musée agricole de Truyes et de Jeanine Pommé sont intemporelles ou sur la thématique des fables, et les artistes occupant la scène vous présenteront leurs livres ou CD.

La Cie Monty-Petons : Ozépine, Fanny Garnier, Zibelyne et Jacques Cornu ;  présentera des fables jouées en costume et une saynète humoristique échevelée ou M. de la Touffaine rejoint De La Fontaine. Le zèbre slam, Agathe, Jean-Louis Maître, Marie-France Métivier, Zibelyne vous conteront leurs propres fables et la voix de TippiRod s’ajoutera à leurs textes sur des fables originales de Jean de la Fontaine.

Il n’y a pas d’horaire prédéfini, la scène est sans interruption, si ce n’est la nécessaire pause pour échanger avec les spectateurs.

Le repas du midi sera offert aux artistes, comme à l’habitude, et le petit rosé frais sera pour tous,  spectateurs compris. Pot au feu samedi et souris d’agneau dimanche !

 

Zibelyne, présidente de MPP

 

 

 

 

 

 

 

Une parodie pour vous mettre l’eau à la bouche ?

LE FLICARD ET LE GOUPIL

Parodie de : Le corbeau et le renard

Maître Flicard sur un promontoire perché
Tenait en sa pogne une lunette
Maître Goupil par le reflet attiré
Lui tint à peu près ce langage :
Eh bonjour, Monsieur du Flicard
Que vous êtes gentil ! Que vous prévenez tôt !
Sans mentir, si votre carnet de papillons
Se rapporte à votre quota d’contraventions
Vous êtes le perdreau des condés de cette voie.
À ces mots le Flicard ne se sent pas pissoir :
Et pour montrer son bel organe.
Il ouvre grand son dégueuloir,
Se mire dans sa longue-vue miroir,
Les papillons s’envolent
Et la sacoche choit.
Le Goupil s’en saisit, et dit : Mon bon poulet,
Apprenez que tout roussin
Vit aux dépens du conducteur sur la route
Cette outrance vaut bien réparation, biloute !
Le voici qui trisse avec le butin
Sans reçu délivrer au vil argousin.
Le Flicard mouché et pas du pied
Jura, mais un peu tard, qu’il ne s’y mirerait plus,
Brise sa longue-vue, pourchasse les papillons,
Traverse, imprudent, et se prend un camion.
Goupil ne fit pas mieux, car il fit des envieux
Délesté à son tour, il gît lardé comme un poulet
De l’autre côté du vert fossé où volent les papillons.

Chacun fait ce qu’il a à faire
Le tout est d’être juste,
La roue est pour les paons.

Zibelyne, 8 février 2019