Concours

Prix GonZib ST Broc 2018, le sujet : Petits meurtres imparfaits, ouvert aux auteurs de nouvelles !

 

Prix GonZib ST Broc et printemps des poètes 2017

Prix 2017

 

Monty-Petons Publications organise pour la deuxième édition du Prix GonZib ST Broc un concours de nouvelles érotiques illustrées. Sa dénomination, reste une boutade, ou comment être sérieux sans se prendre au sérieux.

Auteurs : les textes devront comprendre entre 7000 et 18 000 signes espaces compris. Ils devront être rédigés en Garamond taille 14, et interlignes 1,5.

Les textes doivent être corrigés, même s’il reste quelques fautes. Dans le cas contraire, le tapuscrit ne sera pas étudié.

Ni mièvrerie, ni vulgarité, s’il vous plaît. Les nouvelles (deux maximum par auteur) doivent être libres de droits et ne jamais avoir été publiées.

Pas d’envoi papier, mais en format Word uniquement, à l’adresse suivante : montypetons.publications@gmail.com

Les tapuscrits devront comporter un titre sans le nom de l’auteur, suivi d’un code de votre choix comportant trois chiffres et deux lettres. Merci d’éviter celles de vos noms et prénoms pour ne pas influencer le comité de lecture.

Joignez un second fichier Word dans lequel vous indiquerez votre nom, prénom, nom d’auteur si nécessaire, ainsi que votre adresse postale, numéro de téléphone, mail, titre et code de la nouvelle.

Le comité de lecture n’aura pas accès à vos coordonnées afin de donner un avis en toute sérénité.

Les envois sont à adresser du 15 septembre 2016 au 31 décembre 2016.

La participation au concours est de 15 euros par chèque à l’ordre de Monty-Petons Publications, 18 avenue de la gare 37320 Cormery.

Illustrateurs : illustrations en noir et blanc uniquement, crayon noir, plume, etc. Les aquarellistes de Cormery Loisirs sont invités à participer au titre d’acteurs locaux avec une sélection aux mêmes conditions que les dessins en NB. Chaque dessin (deux au maximum par illustrateur) devra être adressé en format JPG, 300 dpi, nommés et répertoriés comme indiqué au paragraphe précédant.

Les aquarelles (deux au maximum par aquarelliste) devront être réalisées en format égal ou inférieur au A4, afin d’être scannées. Les dessins concurrents pourront être exposés sous leur forme originale lors du printemps des poètes, qu’ils soient ou non sélectionnés, il sera à charge de chacun de les encadrer ou non.

Les envois sont à adresser du 15 septembre 2016 au 31 décembre 2016.

La participation illustrateurs est de 8 euros, par chèque à l’ordre de Monty-Petons Publications, 18 avenue de la gare 37320 Cormery.

 

Les résultats ont été proclamés à Cormery le 5 mars 2017, au logis Boyer, à Cormery 37320.

TippiRod et Cat à Strophes se partagent le premier prix pour leurs nouvelles et Rosendo Li est le lauréat de la catégorie illustration ! Le prix sera remis le 24 juin 2017 lors des Cormeriades, au cloître de l’abbaye de Cormery.

 

Récompenses :

La nouvelle primée au prix GonZib ST Broc recevra 10 exemplaires du livre publié.

L’illustration primée sera en page de couverture et son auteur recevra cinq livres.

Chaque auteur ou illustrateur sélectionné pourra acquérir des ouvrages à tarif promotionnel inférieur au prix public. Il n’y a pas de droits d’auteur reversés pour cet ouvrage collectif, chacun pouvant revendre ses livres et en conserver la marge.

Monty-Petons Publications garantit la sécurité des textes confiés, et qu’ils ne seront en aucun cas utilisés s’ils ne sont pas retenus. La participation au concours implique l’acceptation du présent règlement et sera confirmée à l’encaissement des chèques. Les décisions du jury sont sans appel.

La remise des livres commandés se fera en main propre pour les sélectionnés locaux, afin d’éviter des frais de port. La date de remise sera précisée ultérieurement. Les primés domiciliés hors du département recevront leurs exemplaires par courrier.

 

  • Écrire une nouvelle :

 

Commencez par vous interroger sur ce que vous souhaitez écrire. Faites entrer le lecteur dans l’action et maintenez-le en alerte, retenez-le par des émotions et émoustillez sa curiosité. Faites-le s’interroger, surprenez-le.

Soyez concis, incisifs et précis dans votre approche des personnages. Vos descriptions devront être travaillées comme des images, courtes et visuellement exploitables par l’imaginaire du lecteur. Elles donnent la couleur du récit. Ne cherchez pas à donner à tirer des enseignements de votre nouvelle, nous ne sommes pas sur le registre de la fable. Travaillez le rythme et les retournements, avec un début, un développement, et une chute.

Identifiez ces séquences et vos choix, personnages, atmosphère ou intrigue, sur un plan, en notant les rebondissements qui vous feront basculer de la description au développement de l’action, et de l’action à la chute. Travaillez ensuite en profondeur les éléments de votre récit. Pensez à être crédible pour le lecteur en amenant la chute.

 

  • Le suspense, le rythme, la chute:

 

La surprise dans le texte est indispensable. Le rebondissement est un des ressorts de la nouvelle. Il consiste à entretenir le lecteur dans un imaginaire fort tout au long du texte pour le faire basculer dans une réalité tout autre à la fin. L’anormalité créée est soit décrite, soit amenée progressivement par l’auteur qui en livre les clés. C’est l’impact de la chute qui donne tout son relief à l’histoire.

 

  • La fin ouverte

On peut écrire une fin ouverte. La nouvelle s’achève comme elle a commencé, comme suspendue. La fin ouverte laisse le choix au lecteur de composer une suite non écrite. Maintenir le suspense relève de l’art et si vous avez réussi, le lecteur, immergé dans le récit laisse son imagination créer sa propre chute.

 

Dans un récit à la première personne, c’est un personnage qui raconte l’histoire ; dans un récit à la troisième personne, c’est un narrateur extérieur qui raconte l’histoire. Gardez à l’esprit que les narrateurs à la première personne ne peuvent raconter que ce qu’ils savent (ce qui les limite à ce qu’ils voient d’eux-mêmes et à ce que les autres leur racontent), alors que les narrateurs à la troisième personne peuvent soit tout savoir et explorer les moindres pensées de tous les autres personnages, soit avoir un savoir limité à ce qui est observable.

Vous pouvez aussi passer de l’un à l’autre. Par exemple, vous pouvez utiliser une énonciation à la première personne dans un chapitre, la troisième personne dans un autre, ou même utiliser plusieurs points de vue à la première personne

 

L’expression de la pensée

 

Comment traduire la pensée dans le récit ? Le lecteur doit pouvoir déterminer de manière intuitive si un personnage pense ou parle.

Quel que soit le mode de transcription de la pensée, il se doit d’être cohérent sur l’ensemble du roman. Il y a plusieurs méthodes : l’italique, les guillemets, les phrases avec incise ou les paragraphes distincts.

Les pensées peuvent être dans un style différent dès lors que leur auteur pense, afin de marquer ce passage du récit. On peut passer à la première personne pour mettre en relief quelques pensées, projetant le lecteur dans l’intimité du personnage.

 

Pour une narration au passé et à la troisième personne, quelques exemples à consulter :

 

1) Il regardait le violon sur le bord de la fenêtre. Il est beau, pensa-t-il. Je veux le dérober. Avec incise, italique.

2) Il regardait le violon sur le bord de la fenêtre. Il est beauJe veux le dérober. Pas d’incise, italique.

3) Il regardait le violon sur le bord de la fenêtre. Il est beau, pensa-t-il. Je veux le dérober. Avec incise, sans italique.

4) Il regardait le violon sur le bord de la fenêtre. Il est beau, pensa-t-il. Il voulait le dérober. Au passé, sans italique, avec incise.

5) Il regardait le violon sur le bord de la fenêtre. Il était beau. Il voulait le dérober. Au passé, sans italique ni incise.

 

Mieux vaut éviter l’utilisation des guillemets dans la pensée, afin de ne pas perdre le lecteur entre les possibles pensées à haute voix et les réflexions intérieures. Il est plus pratique d’exprimer les pensées à haute voix sur le même mode que pour le dialogue.

 

 

Les temps du passé : Imparfait dans la situation initiale, et passé simple dans la poursuite de l’action.

 

L’imparfait est un temps d’arrière-plan, d’actions secondaires. Il est utilisé pour planter le décor, y amener les personnages, pour une action qui s’inscrit dans la durée, se répète, pour une habitude ou pour des actions inachevées liées à un évènement soudain (il avançait lorsqu’un bolide traversa devant lui.). Il présente l’action dans son cours (dans le ciel, les avions volaient) dans sa durée, et dans ses circonstances. (Il essuya son front, s’aspergea d’eau, il était en sueur.) Il est descriptif (la montagne était si haute…).

Le passé simple est utilisé pour les actions de premier plan. Employé avec l’imparfait, il exprime une rupture, une action soudaine. Actions incisives, brèves, dans un tempo d’actions successives qui apportent à la progression de l’histoire. C’est le temps de référence du passé qui inscrit les actions dans la ponctualité, sans notion de durée. L’action est achevée, délimitée dans le temps (il avançait lorsqu’un bolide traversa devant lui.).L’action de premier temps est « traversa », elle est achevée.

Le plus-que-parfait s’emploie pour des actions antérieures avec avoir ou être à l’imparfait, suivis d’un participe passé (Lisa avait décidé d’aller au restaurant. Elle se dirigeait vers sa voiture lorsqu’un fou du volant lui coupa la route.) Ici, la décision d’aller au restaurant est antérieure à celle de se diriger vers la voiture, on utilise le plus-que-parfait.

Lorsque vous écrivez et que vous êtes incertain sur la terminaison, pensez à transposer la situation à la 3éme personne du singulier afin de ne pas confondre imparfait et passé simple.