Sortie de « Le jardin de Jacques Prévert » le 24 juin à la kermesse de l’école de Cormery !

Un agenda perpétuel pour les plus grands, des lectures pour petits et grands, des histoires au jardin ponctuées de quelques fiches, des recettes ou poèmes, un ouvrage pour tous où chacun trouvera un intérêt. Rédigé avec pour base les idées des enfants, leurs dessins ou frimousses, il est disponible chez Monty-Petons Publications au prix public de 11 € !

Aujourd’hui, venez vous l’approprier à la kermesse de l’école Jacques Prévert ?

 

Le jardin de Jacques Prévert

Sortie du Prix GonZib ST Broc le 19 juin !

« Nouvelles du Val de l’Indre » est un ouvrage collectif, réalisé suite au concours de nouvelles poétiques et d’illustrations du Printemps des poètes, le Prix GonZib ST Broc.

Le prix auteur a été remis à Jacques Lagrois pour sa nouvelle « Les géraniums fleurissent en hiver ».

Le prix illustrateur a été remis à Sabine Touchard-Olhats pour l’ illustration en couverture du livre, « Veigné ».

Remis aux lauréats au cours des Rencontres Artistiques, chaque participant a reçu son exemplaire, sous le soleil de Cormery !

Disponible chez Monty-Petons Publications au prix de 13 €.

 

Nouvelles du Val de l'IndreP1350420P1350340P1350339P1350258P1350275

Recherche Artistes

Les Monty-Petons vous lancent une invitation à participer aux RENCONTRES ARTISTIQUES des 18 et 19 juin au cloître de l’abbaye de Cormery-37.

Contactez-nous, le principe est de participer librement et pour vous, de vendre vos œuvres à votre profit. Osez, partagez, faites tourner l’info, merci !

Rencontres artistiques

Nouvelle auteure, Hélène Viala-Daniel

Monty-Petons Publications a le plaisir de publier Hélène Viala-Daniel, une grande dame de la presse écrite et de la littérature, qui a la modestie de ne pas s’en targuer, je me permets de le faire pour elle.

Elle a beaucoup écrit pour les autres, travaillé dans la presse-magazine, au journal Le Monde, rédigé des mémoires, des chroniques ; des portraits, des nouvelles, oublié des manuscrits dans des coins de tiroirs, avant de passer au « Je » et de penser à elle.

Je vous en dis plus sur sa page, à l’onglet « Publications », et vous livre un extrait pour vous faire patienter en attendant la mise en ligne de l’ouvrage sur le net ! Le livre est disponible à la commande dès maintenant chez Monty-Petons Publications, vous pouvez pour cela utiliser le formulaire de contact sur la page de l’auteure.

« Quand les pylônes auront des feuilles » : extrait 

Je me souviens de mon premier amour

D’abord, il y avait la mélodie acidulée du carillon quand on poussait la porte. Trois notes égrenées.

— Bonjour ! Il y a quelqu’un ?

Et puis, dans la semi-obscurité qui régnait, on était littéralement enveloppé par le parfum : une odeur sèche, vivante, à la fois chaude et piquante, entêtante surtout : le parfum du grain. Une boutique, presque plutôt une échoppe, sombre et presque étouffante. Une caverne, sûrement, aux yeux de certains. L’antichambre du paradis aux miens, qui n’avaient que 8 ans et des poussières. Un vieux comptoir en bois au fond. Une antique balance à plateaux, avec des poids en cuivre. Et partout ailleurs, de gigantesques cuves de métal : blé, maïs, orge, millet, céréales variées, avec des pelles plantées à l’intérieur, comme fichées dans cet or quasi liquide…

C’était l’époque où le bouchon des bouteilles de limonade était en porcelaine relié à la bouteille par un fil de fer et faisait un délicieux pschiiiiiit quand on l’ouvrait. C’était l’époque où le marchand de glace passait dans les rues avec sa carriole, tirée par un cheval. Quand on voulait un pain de glace, on mettait un ruban bleu à la fenêtre de la mansarde. Quand c’était au tour du charbonnier de passer, on nouait un (ou deux) ruban rouge à l’autre fenêtre.

Rencontres artistiques à l’abbaye de Cormery et remise du Prix GonZib ST Broc les 18 et 19 juin

Dans le fil du Printemps des poètes organisé en mars avec son Prix GonZib ST Broc, Monty-Petons Publications annonce en juin la remise du livre réalisé à cette occasion, et l’invitation de tous les protagonistes de l’édition de ce Printemps.
L’installation de l’exposition de poèmes et de peintures se fera à nouveau, dans un lieu agrandi, la salle du Logis Boyer en cas de mauvais temps, et le cloître de l’abbaye en cas de beau temps. Entrée libre.
 
18 juin : scène ouverte de rencontres picturales, théâtrales, musicales et poétiques, pique-nique ouvert à tous et soirée amicale, tous deux sur le principe du panier apporté. L’apéro et le café seront offerts, ainsi que la pitance pour celles et ceux venus de loin.
Invitation est faite largement ; peintres, musiciens et poètes sont invités à dresser librement chevalets, pupitres ou carnets sur la pelouse pour interpréter ce week-end chacun à sa manière (adultes et enfants). Merci de contacter Zibelyne sur montypetons.publications@gmail.com pour plus de détails.
 
19 juin : 11 h 30, remise officielle du Prix GonZib ST Broc, apéritif offert en musique, pique-nique, joutes poétiques, exposition et poursuite des productions artistiques.

L’association Monty-Petons Publications participe le 21 juin dès 16 h 30 à la fête de la musique à Cormery, avec un stand à destination des enfants. Les personnes qui le souhaitent peuvent nous rejoindre pour tenir la pêche à la ligne et les jeux, prendre des photos, participer à l’animation de cette soirée organisée par la municipalité avec quelques associations et commerçants de Cormery !

Des artistes présents au Printemps de poètes chanteront à cette occasion, venez les rejoindre ?

PS : l’asso n’a plus de barnums, emportés par un fâcheux coup de vent. Si vous en avez un qui ne sert plus, un solide et pas trop cher… merci de nous contacter.

Premier jour de printemps et dernier du Printemps des poètes

Après deux semaines d’exposition et trois week-end formidables en poésie et peinture ; des poètes en lectures, des auteurs interprètes en chansons que vous retrouverez sur les photographies mises en ligne, je salue les vainqueurs du Prix GonZib ST Broc, Sabine Touchard-Olhats et son illustration du moulin de Veigné, Jacques Lagrois et sa nouvelle « Les géraniums fleurissent en hiver » ! Un grand bravo à tous les compétiteurs de talent, tant au dessin qu’à l’écriture ; les sélectionnés se retrouveront dans le livre « Nouvelles du Val de l’Indre » prévu pour le 19 juin, en poésie et en chansons !

Un grand merci aux poètes et peintres venus  apporter des œuvres en cours d’exposition. Vous pourrez les retrouver en juin. Ce Printemps a été celui des découvertes, pour le régal des sens de chacun.

Dernier week-end du Printemps des poètes, 19 mars… en photos

Le deuxième jour de Printemps en photos

Atelier d’écriture du 21 janvier 2016

Deux sujets pour cet atelier, nous n’avons fait qu’aborder le troisième, qui sera repris lors de l’atelier du 18 février.

1) Définitions de anamnèse, nom féminin

  • [PSYCHOLOGIE]Évocation volontaire du passé que fait le patient.
    • Ensemble des renseignements que le patient donne au médecin au sujet de son passé, de l’histoire de sa maladie.
  • [RELIGION]Dans la liturgie catholique, prière qui suit la consécration et qui rappelle la Passion, la Résurrection et l’Ascension.

Rédigez une anamnèse de votre choix.

Marie-France

Le patient : Je suis né pendant l’occupation, dans une famille de trois enfants dont j’étais le dernier. J’ai un frère et un secret, mon frère ainé, vingt ans de plus que moi, était parti en Allemagne, réquisitionné par le STO. Au moment de ma naissance, mes parents ont connu l’exode. Avec ma sœur, ils sont venus s’installer dans le Sud-Ouest avec ma sœur alors âgée de douze ans. Mon père est entré dans la résistance, et ma mère accueillait des juifs à qui elle faisait passer la frontière pour aller se réfugier en Espagne.

Le docteur : et aujourd’hui, dites-moi, de quoi souffrez-vous ?

Le patient : d’insomnies et de cauchemars.

Le docteur : Depuis quand ?

Le patient : depuis plusieurs mois, je croyais en avoir fini avec ce passé, mais il revient sans cesse, je vois mon frère poursuivi par les nazis, il est embarqué et emmené vers je ne sais quelle destination, les camps de concentration, sans doute, je ne sais plus très bien, je vous dis cela d’après ce que l’on m’a raconté quelques années plus tard, car je n’ai pas vraiment vécu ces années là, puisque je suis un enfant de l’après-guerre.

Je suis très fatigué, je me sens complètement vidé, j’ai même l’impression quelquefois d’être dépressif, je n’ai plus envie de rien, moi qui étais tellement dynamique, tellement plein de vie, je ne comprends pas ce qui m’arrive. Est-ce que vous allez pouvoir faire quelque chose pour moi, docteur ? Des fois, j’ai des idées noires. S’il n’y avait pas mon épouse, mes enfants et petits-enfants, c’est le soleil de ma vie, je crois bien que je ferais des bêtises.

Zibelyne

Bonjour, docteur. Je suis venue vous voir, parce que je m’en vais.

Je suis née en hiver, et, en hiver, il fait trop froid. Je ne peux jamais fêter mon anniversaire en garden-party, c’est irritant. D’ailleurs, je ne me souviens pas de tous mes anniversaires. Est-ce pour cela que je ne vieillis plus ?

Cette maladie de jouvence me donne de l’urticaire, car mon mari, lui, ne cesse de blanchir. Ça a commencé à l’âge adulte. Enfant ? Je ne crois pas. J’ai grandi dans les champs avec les mauvaises herbes, et la friche, ça pousse bien !

Belle plante devenue, j’ai épousé un homme, le premier. Mes jupes en ont rétréci, d’effroi, sans doute. Je me suis remise aux socquettes et aux couettes, jusqu’au divorce.

Là, enfin, j’ai pris un peu d’âge, mais de cheveux blancs, pas. J’ai folâtré, gambadé, déliré. D’ailleurs, j’en perds le fil de mon discours…

Les anniversaires se sont succédé, je restais pourtant jeune. J’ai rétréci, fondu, j’ai maigri, j’étais toute rabougrie de jeunesse !

J’ai vite cessé d’y penser, j’ai oublié, fêtant mes anniversaires au coin du feu après les avoir répétés à l’été. Enfin, mon âge s’équilibrait.

Mais, j’ai recommencé.

Je suis repartie, lasse de ces anniversaires identiques et sans soleil. Je suis presque retombée en enfance. J’étais comme une idiote, à rire, les jupes en l’air. Heureusement, « il » m’a fait pleurer pour que je prenne quelques cheveux blancs. Peine perdue.

Je suis repartie et, depuis, mon corps a compris. Il sait vieillir enfin, mais, ma tête de rebelle ! Elle fait des farces, des crasses, des blagues carambars. Elle ne vieillit pas !

Docteur, est-ce grave ? Puis-je partir dans l’au-delà en gamine pour cavaler, un petit pois dans le cerveau, dites ? Docteur, parce que je m’en vais.

2) Déterminez une séquence de réel, soumise à répétition par des lois qui lui sont extérieures » : repas de famille, Noël, 14 juillet, réveillon, mariage, enterrement, compétition sportive… Quelles en sont les images principales – pivots ? Mettez en page ce rite. Chaque fragment de rituel doit donner lieu à un nouveau paragraphe (5 ou 6 au total), même très court, en terminant chaque paragraphe sur une image fixe. L’ordre peut ne pas respecter la chronologie.

Jacques

La salle était comble. Elle semblait comme retenir son souffle, un peu à l’image d’un ring qui n’attend qu’une chose : l’arrivée des boxeurs ! L’estrade paraissait immense et le petit pupitre, posé sur un côté, bien dérisoire.

La foule faisait des vagues, un peu comme sur l’océan un jour de petite brise. Un murmure monta : il arrive, il arrive ! Il arrivait, en effet. Vêtu d’un costume bleu foncé, d’une cravate rouge, le teint hâlé, grand et décidé il s’avança, s’installa derrière le pupitre.

Les flashes des photographes crépitèrent comme des éclairs.

Il ne parlait pas. Il souriait. La foule l’applaudissait en agitant les bras. Il n’avait toujours rien dit, mais il était là et la salle s’animait comme une mer déchaînée.

Il tapota des deux doigts sur le micro posé devant lui.

— Mes amis, nous sommes réunis et, désormais, plus rien ne sera comme avant.

Une clameur monta.

L’orateur semblait comme un surfeur attendant la vague, la vraie ! Elle déferlait maintenant, et il s’élança dans un monologue dont il avait le secret.

Spectacle de Noël de la Compagnie Monty-Petons à Truyes le 19 décembre 2015

Un pari réussi, après deux mois de répétitions ! Il n’y a rien de tel que la communication, il a suffi d’une conversation avec Monsieur le Maire de Truyes, lors du marché d’automne de Courçay, le 11 octobre, pour décider ensemble de cette aventure. L’écriture, tout d’abord, et la mise en scène de deux saynètes et d’un conte, « L’ogre bleu », déjà rédigé.

Tiffany, Cécile et Jacques ont joué « La cochonne, le miroir et le loup », puis « Le père Noël est en retard », avec le concours de Béatrice et Jacques, attelés au traîneau en beaux et joyeux rennes. Marie-France et Pauline ont aidé les rennes au vin chaud et au chocolat, offert aux enfants, après qu’ils ont vidé le traîneau de toutes ses peluches en une ruée magnifique…

Pour moi, ce fut un vrai bonheur d’entendre les petits réclamer Mistigri, d’identifier la Cochonne et de noter les rires sur les saynètes.

Je remercie le public qui a rempli les gradins au-delà de nos espérances, la troupe, la municipalité de Truyes et les amis bénévoles !

Écriture et mise en scène : Ève Zibelyne