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Les Monty-Petons vous lancent une invitation à participer aux RENCONTRES ARTISTIQUES des 18 et 19 juin au cloître de l’abbaye de Cormery-37.

Contactez-nous, le principe est de participer librement et pour vous, de vendre vos œuvres à votre profit. Osez, partagez, faites tourner l’info, merci !

Rencontres artistiques

Nouvelle auteure, Hélène Viala-Daniel

Monty-Petons Publications a le plaisir de publier Hélène Viala-Daniel, une grande dame de la presse écrite et de la littérature, qui a la modestie de ne pas s’en targuer, je me permets de le faire pour elle.

Elle a beaucoup écrit pour les autres, travaillé dans la presse-magazine, au journal Le Monde, rédigé des mémoires, des chroniques ; des portraits, des nouvelles, oublié des manuscrits dans des coins de tiroirs, avant de passer au « Je » et de penser à elle.

Je vous en dis plus sur sa page, à l’onglet « Publications », et vous livre un extrait pour vous faire patienter en attendant la mise en ligne de l’ouvrage sur le net ! Le livre est disponible à la commande dès maintenant chez Monty-Petons Publications, vous pouvez pour cela utiliser le formulaire de contact sur la page de l’auteure.

« Quand les pylônes auront des feuilles » : extrait 

Je me souviens de mon premier amour

D’abord, il y avait la mélodie acidulée du carillon quand on poussait la porte. Trois notes égrenées.

— Bonjour ! Il y a quelqu’un ?

Et puis, dans la semi-obscurité qui régnait, on était littéralement enveloppé par le parfum : une odeur sèche, vivante, à la fois chaude et piquante, entêtante surtout : le parfum du grain. Une boutique, presque plutôt une échoppe, sombre et presque étouffante. Une caverne, sûrement, aux yeux de certains. L’antichambre du paradis aux miens, qui n’avaient que 8 ans et des poussières. Un vieux comptoir en bois au fond. Une antique balance à plateaux, avec des poids en cuivre. Et partout ailleurs, de gigantesques cuves de métal : blé, maïs, orge, millet, céréales variées, avec des pelles plantées à l’intérieur, comme fichées dans cet or quasi liquide…

C’était l’époque où le bouchon des bouteilles de limonade était en porcelaine relié à la bouteille par un fil de fer et faisait un délicieux pschiiiiiit quand on l’ouvrait. C’était l’époque où le marchand de glace passait dans les rues avec sa carriole, tirée par un cheval. Quand on voulait un pain de glace, on mettait un ruban bleu à la fenêtre de la mansarde. Quand c’était au tour du charbonnier de passer, on nouait un (ou deux) ruban rouge à l’autre fenêtre.