Atelier d’écriture du 15 décembre 2015

Quelques extraits…

1) Faites l’inventaire de votre sac ou de vos poches. Reprenez chaque mot en lui donnant du relief ; description, circonstances afférentes, affect…

Jacques

Mes poches de pantalon sont profondes et bien garnies, et j’en ai deux, sacré bon Dieu !

Dans celle de gauche, mes petits trésors dorment en paix. Ils sont peu sollicités, mais ils sont précieux et affutés, toujours là, prêts à l’emploi. Le couteau est mon préféré. Il tranche le saucisson, prépare le sandwich ou taille le bâton. Le bout de ficelle qui l’accompagne a aussi son utilité, je l’ai lu dans « Le petit futé », bien que je ne l’aie encore jamais employé.

Dans ma poche de droite, j’enfouis le tout-venant, des clés le plus souvent et un mouchoir évidement, mais aussi ce petit carnet où je note quelques pensées, de peur de les oublier. Tiens, voilà, j’ai perdu le fil… Je parlais de quoi, au juste ?

2) Publicités médiévales : créez des spots publicitaires à partir d’objets ou de concepts d’antan à l’aide des exemples cités, ou de vos propres idées.

 

Marie-France

  • Messieurs, l’indispensable est arrivé ! Plus besoin de vous tourmenter pour corriger votre femme. Le rouet automatique le fera pour vous !
  • La dernière invention de l’éminent professeur Jacquouille ! Une pure merveille. « La machine à écarteler les jambes ! »
  • À vos fourneaux, Mesdames, bientôt vous ne pourrez plus vous en passer ! De quoi ? De quoi ? Mais de la bassine à culiner de chez Seb, bien sûr !
  • Plus de maux de tête, quand vous aurez lu le petit manuel du décapité, vous en serez persuadé, ma foué

Les autres idées émises seront reprises et développées lors du prochain atelier !

3) La mère Noël a emballé par erreur la culotte du père Noël. Décrivez la scène sous forme de conte en employant, soit le dialogue, soit la description en vous mettant dans la peau de Rudolphe.

Zib

C’est la veillée de Noël. Le ciel est clair. Les étoiles scintillent pour illuminer la cime des sapins blancs de neige. Chez le père Noël, c’est l’effervescence. Les lutins ont travaillé d’arrache-grelot. Tous les paquets sont emballés. La mère Noël a mis toute son ardeur à la tâche, oubliant même de dîner. La pendule sonne les heures. Le père Noël s’apprête à effectuer sa troisième tournée. Elle sera longue, mais il a fait une courte sieste.

— Mais, que lui arrive-t-il ? se demandent les rennes. Il court comme une toupie folle, soulevant toutes les portes, tous les jouets.

— Ma culotte ? Mère Noël, qu’as-tu fait de ma culotte ?

J’en reste ébahi. Sa culotte ! Moi, Rudolphe, je sais bien que, sans elle, la tournée ne se fera pas. Cette culotte est magique. Elle permet de filer dans le vent, de traverser les nuages, de braver les tempêtes !

— Ta culotte ? Oh ! Suis-je étourdie, j’ai cru que c’était un tablier, je l’ai emballée et les lutins l’ont livrée ?

Tonnerre frappe des sabots. Éclair fait vibrer le sol. Fringant fait une ruade.

— Calmez-vous, les amis. Avec mon nez rouge, je vais éclairer le ciel et les cheminées, nous allons la retrouver !

— Tu parles ! Voilà ce qui arrive lorsque l’on délocalise ! Les lutins sous-traitants n’y connaissent rien – répond Furie.

— Oui, et si les enfants n’étaient pas si exigeants, la tournée serait déjà terminée – réplique Danseur en gambadant.

— C’est bien vrai ! Volons, les amis, volons ! Nous sauverons Noël et sa culotte, foi de Rudolphe !

Et tous partirent à travers les nuages, furetant sur les toits, reniflant les fumées pour débusquer le fumet de la culotte du père Noël. Car les rennes sont comme les chiens, ils ont le nez fort fin.

C’est vers deux heures du matin que Comète, en renne avisé, détecta par un conduit froid l’odeur familière. J’en fus fort aise, et, de mon nez lumineux, j’éclairai, du haut du toit, le paquet convoité. Ni une, ni deux, Cupidon, d’un coup de sabot, était entré et avait encorné le joli petit cadeau. Ce qu’il ne vit pas tout de suite, c’est un petit garçon blotti sous l’escalier.

— Tu voles les cadeaux ? Mais, les rennes ne sont pas des voleurs ?

Surpris, Cupidon faillit lâcher l’objet du délit. Si Tornade avait été à sa place, le petit n’aurait rien pu voir, tellement il était rapide. Il fallait aviser.

— Je suis Cupidon, et je ne vole pas. Je vais te confier un secret. Regarde.

Et, délicatement, de ses bois, il ouvrit le carton. En jaillit la culotte magique, rouge, immense, brillante et magnifique.

— Bonjour, petit, je suis la culotte du père Noël, et la mère Noël m’a empaquetée, tellement elle était fatiguée. Tiens, voilà pour toi, et, joyeux Noël !

La culotte retourna ses poches, faisant choir un petit paquet. Cupidon déposa une langue humide sur la joue de l’enfant, enchanté, et nous repartîmes à travers les cieux étoilés jusqu’au pôle Nord, où le père Noël grelottait.

Cette nuit-là, il avait écrit à tous les enfants, leur expliquant qu’être sage, c’est ne pas être trop gourmand et que, dorénavant, un cadeau chacun serait bien suffisant. Les lutins sous-traitants se reposèrent et la mère Noël prit le temps de dîner. Le petit garçon raconta son histoire, montrant son cadeau, une image de Noël où il figurait, entouré de neuf rennes et d’une culotte, démesurée.

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