Atelier d’écriture de février

Travail sur les onomatopées, l’emphase, l’épanaphore et les néologismes, soirée riche de rires!

 

L’emphase : 

Claude : Tu es ma maîtresse et je ne suis que ton chien blotti à tes pieds, ignorant le temps qui passe et scrutant ton doux visage dans l’attente de l’ordre aimé.

Simone :  Mon Dieu ! Qu’ai-je fait ! Qu’ai-je pu dire pour mériter cette solitude qui est la mienne aujourd’hui.

 

L’épanaphore

Marie-France :

Encore un matin chagrin

Encore un soir cafard

Encore des heures labeur

Encore des mois sans émoi

Encore des années fanées.

Zib :

On en voit, des vides, on en voit !

Comme on voit des bateaux ivres sur l’océan

Comme on voit dériver les hommes au couchant

Comme on voit des sirènes au soleil levant

Comme on voit dans la nuit des suaires, flottant

Comme on voit sur la mer des nuages voguant.

On en voit, des vides, on en voit.

Les néologismes : Nous avons créé des mots à partir de noms d’animaux et de fleurs, nous les avons échangés, créé leur définition et les avons utilisés dans de courts textes. En voici un exemple.

Claude :  Alors que je pénétrais dans le hall de l’hôpital, mon uschsiach sur les épaules, j’entendis soudain l’épouvantable chuintement des roses atteintes de phanlérose, et ce, dans l’indifférence générale. Car il y avait plus grave : le personnel, on venait de l’apprendre, était atteint depuis peu de rondellenite aigüe. Cette épidémie ancestrale revenait soudain, vraisemblablement due à des pratiques scabreuses inspirées du Malin.

Uchsiach : sorte de ouistiti à forte odeur de pertaluène aligoté. Définition de Claude.

Phantlérose : maladie ravageuse de la rose. Envahie de scribouille phantheuse, et non venteuse, la rose meurt en carbigon à soufflette et enphante des lérots bigloteux. Définition de Zib.

Rondellenite : inflammation des extrémités de doigts de pieds et de mains, qui donnaient à ceux-ci l’apparence de rondelles de saucisson. Cette affection, aujourd’hui disparue, était décrite dans de vieux grimoires de sorcellerie, et on l’attribuait à une consommation excessive de cochon. Définition de Marie-France.

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