Atelier d’écriture du 16 octobre

L’atelier d’écriture du 20 novembre approche. Voici quelques extraits de celui du 16 octobre. Je n’ai pas les copies de tous les participants, mais il y a suffisamment de matière à lire !

 

Jeu sur la syllabe « ba » :

 

1) Marie-France

 

Au bal masqué, Barbe-Bleue batifolait avec les baleines en bas à résilles qui se balançaient au rythme du balafon, tandis que Babar baratinait des gazelles basanées de haut en bas, ah, ah ! s’exclamait-il, cette rumba me rend complètement baba.

 

2) Monique

 

Un babouin acrobate peu craintif, balaise et baba cool

Se balançait, balourd, tout en haut d’un balcon

Barbouillé de banane sur sa bouche en cul d’poule

La babine bien baveuse et le teint rubicond.

 

Une goutte de bave tomba sur les babouches

D’un badaud en balade vêtu d’une djellaba

Qui, baillant de surprise, en goba une mouche

Tomba à la renverse et lâcha son cabas.

 

Barbara la bimbo qui emballait Baptiste

Mis les bouts à bâbord tout en perdant ses bas

Snoba son amoureux ébahi et tout triste

Qui battant en retraite, entra au bar-tabac.

 

La baguette sous le bras, une future maman

Baleine bariolée et les doigts pleins de bagues

Balbutia, ébahie, et contint les battements

De son cœur affolé, une main sur ses airbags.

 

Passa un malabar mâchant un carambar

Baladeur aux oreilles, battant de la semelle

Et driblant une balle de sa main en battoir.

Un bavard lui montra le singe en balancelle.

 

« Eh Baladin ! Abats-le donc, lance ton ballon

En plein dans ses bajoues, envoie-lui une bonne baffe »

Lui rabâcha, batailleur, le méchant barbon.

« Yo Batman, quel barbare ! T’es keuf ? C’est quoi, ton taf ?

 

Chuis cool moi, pas d’l’abac! J’m’appelle Ali Baba

Un peu barré, et fan de Barak Obama

J’ai pas mon bac, mais j’aime les bêtes et la samba

Laisse le babouin faire son barouf et sa zumba ! »

 

Lipogramme sans « o » sur le thème « Les rillettes » :

 

Quel délice que ces rillettes qui glissent de ma langue au palais, ravissant mes papilles d’une saveur à nulle autre pareille, et embaumant mes narines de leurs effluves charnelles, Gargantua et Pantagruel en seraient, certes, ébahis.

Marie-France

 

1) Poème en vers (de terre) rhopaliques sur la thématique sorcières et lutins.

 

Vers

Versés

Renversés

Ballet de bois

Au bal déballé !

Des lutins enflammés

Dansent, grands coups de balais

Chantent, hilares sorciers

Au bal déjanté.

Lanternes voient

Renversées

Les vers,

Bleus

Zibelyne

 

Complétez les éléments absents de certaines expressions ; ajoutez à ces listes des

comparaisons semblables que vous allez créer en ayant à l’esprit Halloween. Il n’est pas nécessaire qu’elles aient le sens dévolu aux expressions usuelles.

 

Extraits :

Sale comme une sorcière.

Bavard comme un druide.

Doux comme un lutin.

Beau comme un carrosse.

Rusé comme un troll.

Gras comme une marmite sale

Bavard comme une recette de potion

Sec comme un vampire en fin de journée

Plein comme une sorcière en fin de sabbat

Dur comme un bonbon acidulé

Haut comme une bougie fondue

Fier comme un enfant déguisé

Belle comme une citrouille

Léger comme une toile d’araignée

Vif comme un asticot

Fort comme un vampire en fin de nuit

Plein comme un catafalque.

Beau comme un désastre.

Paresseux comme un décapité, etc.

 

À l’aide de ces expressions imagées, composez le portrait d’une personne sur le mode de la fable, en inventant des anecdotes qui relèvent de la sorcellerie.

 

Nous avons employé des lieux communs pour articuler le récit. L’intérêt est dans la gymnastique qui consiste à les remplacer par d’autres expressions, pour apprendre à écrire avec ses propres images, sa propre pensée qui prend le pas sur le langage standardisé.

C’est une avancée vers l’affirmation de son style. Le récit gagne alors en saveur, une image en entraîne une autre et les connexions entre elles ont pour but de vous laisser dériver au fil des mots.

En écriture, il faut apprendre à se laisser emporter avant de savoir « organiser ».

 

La sorcière qui présidait l’assemblée en ce soir de pleine lune avait convoqué les farfadets de toute la région. L’un d’entre eux, doux comme un lutin et beau comme un carrosse, lui avait tapé dans l’œil. Celui-ci, rusé comme un Troll, ne manquait pas de faire le joli cœur en lui faisant les yeux doux. Il avait aussi les dents longues, mais ne savait pas trop sur quel pied danser avec cette sorcière tellement bavarde qu’elle en avait parfois une langue de vipère.

Elle clamait à qui voulait bien l’entendre que les farfadets du comté voisin avaient la tête grosse comme une citrouille et les yeux plus grands que le ventre, tant et si bien qu’elle ne dormait que d’un œil de peur qu’ils ne viennent lui voler ses pouvoirs.

Notre lutin lui parla donc à cœur ouvert, et, ne voulant pas se laisser mener par le bout du nez, il mit les pieds dans le plat et dissuada la sorcière de partir en guerre contre les farfadets voisins, parlant même de trancher des têtes.

Il ne s’était pas cassé le nez, car la sorcière, belle comme le lever du jour, renonça à ses sinistres projets.

 

Marie-France

 

Christian est un être pâle et transparent comme un ectoplasme. Son mental vacillant n’a rien à envier au vampire en fin de journée, affaibli de soif. La dent dure pourtant : un vrai bonbon acidulé qui, sous couvert de sucrerie, attaque l’émail.

Un soir de mauvaise lune, ayant bu trois gouttes de potion alcoolisée relevée d’un grain de café, il se sentit soudain fier comme un enfant déguisé.

Enfourchant sa saxo noire, il partit en direction de la forêt maudite aux arbres chuchotant des mystères. Quelle araignée l’avait piqué ?

Arrivé dans une clairière, son inhabituelle euphorie s’éteignit brusquement : un étrange rai de lumière dessinait une étoile à six branches sur la mousse …

Christian, tremblant de peur derrière son volant, vit alors apparaitre un trio de sorcières grasses comme des marmites sales. Avec la vivacité d’un asticot, l’une d’elles se saisit du pauvre homme et l’entraina dans les fougères.

La suite fut insoutenable : Christian eu beau se débattre et convoquer tous les saints du paradis, les satanées succubes, sans pitié, lui arrachèrent son pucelage.

 

Monique

 

Il a bon pied bon œil, le voisin du coin… malin comme un singe, mais il est tombé sur un os ! Ce n’est pas parce qu’il perd la tête que je vais me laisser impressionner ! Il marche seul dans le noir. On dirait qu’il est, comment dire… Frankenstein, car il est fort et, s’il est con comme un balai de sorcière, tel un suaire neuf, il se trouve qu’il est propre, propret, chochotte même. C’est un comble !

Être beau comme un désastre et flirter avec des langues de vipère, ça devait mal finir…

Par une nuit sans lune, j’ai mis les pieds dans le plat, mais lui ne les avait pas dans le même sabot ! Il diligenta son chat noir qui, de ses yeux verts, foudroya illico arbres et buissons ! J’ai eu chaud aux fesses… Le voisin, saoul comme un chapeau, s’était trompé d’incantation et de chat, car les noirauds n’officient qu’à la pleine lune, et les blancs, les nuits sans lune. Le paresseux ronflait sous la paille et, roussi, apparût, sale comme un suaire usagé, sans trompettes ni moustaches !

Le voisin, bête comme ses moignons qu’il est, avait le cœur sur la main et, le mâtin, d’un bond s’en saisit, l’emporta, le croqua !

Avoir un cœur d’or lorsqu’on est plein comme un catafalque, quelle guigne !

Le matou se mit à parler à cœur ouvert et son maître à miauler à cœur perdu

Pour ma part, gaie comme une marmite, je bouillonnais de rire !

 

Morale : rien ne sert d’avoir l’œil s’il tourne et vire comme une andouille.

 

Zibelyne

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s