Nouvelle parution : Le Prince Cochon

Article de La Nouvelle République du 29 novembre 2014 :
Les six Tappeurs-Nappeurs

Les six Tappeurs-Nappeurs

« Le Prince Cochon » : les six auteurs-acteurs sont entrés dans la peau des personnages.

Lucie, Lucas, Éva, Adrien, Lola et Clément, six élèves de l’école primaire Jacques-Prévert, ont écrit et illustré ensemble leur premier livre, « Le Prince Cochon », qui sera présenté aux marchés de Noël de Cormery le 7, puis de Truyes, les 13 et 14 décembre.

L’ouvrage a été réalisé dans un atelier d’écriture des nouvelles activités périscolaires, piloté par Zibelyne, auteure de romans, poésies, livres pour enfants, animatrice de l’association Monty-Petons publications (ateliers d’écriture pour enfants et pour adultes).
« Pour «  Le Prince Cochon  », explique Zibelyne, les enfants se sont fait acteurs de l’histoire, inspirée par la fête du cochon à Truyes, qui avait donné lieu à un concours de dessin. Un travail sur les néologismes a permis de créer les protagonistes du conte, gentils et méchants, qui se sont frottés à diverses épreuves afin que le prince délivre sa belle. Les illustrations des élèves, reprises sur ordinateur, ont servi de socle à celles du livre. »
Monty-Petons Publications offre aux co-auteurs un livre et un supplément non commercialisé sur le travail accompli, avec les dessins d’origine. L’ouvrage sera aussi offert aux bibliothèques du village.
La vente du livre (19,90 €), produit à petit tirage, est au bénéfice de l’association, qui fonctionne sans subvention. Elle permettra d’aider à la réalisation du prochain ouvrage, « Le Monstre de l’abbaye ».

L’association exposera livres, toiles et objets détournés et animera gracieusement au marché de Noël de Truyes un atelier découpages, coloriages, masques et lecture de contes sur la scène de la salle Roger-Avenet.

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Atelier d’écriture du 16 octobre

L’atelier d’écriture du 20 novembre approche. Voici quelques extraits de celui du 16 octobre. Je n’ai pas les copies de tous les participants, mais il y a suffisamment de matière à lire !

 

Jeu sur la syllabe « ba » :

 

1) Marie-France

 

Au bal masqué, Barbe-Bleue batifolait avec les baleines en bas à résilles qui se balançaient au rythme du balafon, tandis que Babar baratinait des gazelles basanées de haut en bas, ah, ah ! s’exclamait-il, cette rumba me rend complètement baba.

 

2) Monique

 

Un babouin acrobate peu craintif, balaise et baba cool

Se balançait, balourd, tout en haut d’un balcon

Barbouillé de banane sur sa bouche en cul d’poule

La babine bien baveuse et le teint rubicond.

 

Une goutte de bave tomba sur les babouches

D’un badaud en balade vêtu d’une djellaba

Qui, baillant de surprise, en goba une mouche

Tomba à la renverse et lâcha son cabas.

 

Barbara la bimbo qui emballait Baptiste

Mis les bouts à bâbord tout en perdant ses bas

Snoba son amoureux ébahi et tout triste

Qui battant en retraite, entra au bar-tabac.

 

La baguette sous le bras, une future maman

Baleine bariolée et les doigts pleins de bagues

Balbutia, ébahie, et contint les battements

De son cœur affolé, une main sur ses airbags.

 

Passa un malabar mâchant un carambar

Baladeur aux oreilles, battant de la semelle

Et driblant une balle de sa main en battoir.

Un bavard lui montra le singe en balancelle.

 

« Eh Baladin ! Abats-le donc, lance ton ballon

En plein dans ses bajoues, envoie-lui une bonne baffe »

Lui rabâcha, batailleur, le méchant barbon.

« Yo Batman, quel barbare ! T’es keuf ? C’est quoi, ton taf ?

 

Chuis cool moi, pas d’l’abac! J’m’appelle Ali Baba

Un peu barré, et fan de Barak Obama

J’ai pas mon bac, mais j’aime les bêtes et la samba

Laisse le babouin faire son barouf et sa zumba ! »

 

Lipogramme sans « o » sur le thème « Les rillettes » :

 

Quel délice que ces rillettes qui glissent de ma langue au palais, ravissant mes papilles d’une saveur à nulle autre pareille, et embaumant mes narines de leurs effluves charnelles, Gargantua et Pantagruel en seraient, certes, ébahis.

Marie-France

 

1) Poème en vers (de terre) rhopaliques sur la thématique sorcières et lutins.

 

Vers

Versés

Renversés

Ballet de bois

Au bal déballé !

Des lutins enflammés

Dansent, grands coups de balais

Chantent, hilares sorciers

Au bal déjanté.

Lanternes voient

Renversées

Les vers,

Bleus

Zibelyne

 

Complétez les éléments absents de certaines expressions ; ajoutez à ces listes des

comparaisons semblables que vous allez créer en ayant à l’esprit Halloween. Il n’est pas nécessaire qu’elles aient le sens dévolu aux expressions usuelles.

 

Extraits :

Sale comme une sorcière.

Bavard comme un druide.

Doux comme un lutin.

Beau comme un carrosse.

Rusé comme un troll.

Gras comme une marmite sale

Bavard comme une recette de potion

Sec comme un vampire en fin de journée

Plein comme une sorcière en fin de sabbat

Dur comme un bonbon acidulé

Haut comme une bougie fondue

Fier comme un enfant déguisé

Belle comme une citrouille

Léger comme une toile d’araignée

Vif comme un asticot

Fort comme un vampire en fin de nuit

Plein comme un catafalque.

Beau comme un désastre.

Paresseux comme un décapité, etc.

 

À l’aide de ces expressions imagées, composez le portrait d’une personne sur le mode de la fable, en inventant des anecdotes qui relèvent de la sorcellerie.

 

Nous avons employé des lieux communs pour articuler le récit. L’intérêt est dans la gymnastique qui consiste à les remplacer par d’autres expressions, pour apprendre à écrire avec ses propres images, sa propre pensée qui prend le pas sur le langage standardisé.

C’est une avancée vers l’affirmation de son style. Le récit gagne alors en saveur, une image en entraîne une autre et les connexions entre elles ont pour but de vous laisser dériver au fil des mots.

En écriture, il faut apprendre à se laisser emporter avant de savoir « organiser ».

 

La sorcière qui présidait l’assemblée en ce soir de pleine lune avait convoqué les farfadets de toute la région. L’un d’entre eux, doux comme un lutin et beau comme un carrosse, lui avait tapé dans l’œil. Celui-ci, rusé comme un Troll, ne manquait pas de faire le joli cœur en lui faisant les yeux doux. Il avait aussi les dents longues, mais ne savait pas trop sur quel pied danser avec cette sorcière tellement bavarde qu’elle en avait parfois une langue de vipère.

Elle clamait à qui voulait bien l’entendre que les farfadets du comté voisin avaient la tête grosse comme une citrouille et les yeux plus grands que le ventre, tant et si bien qu’elle ne dormait que d’un œil de peur qu’ils ne viennent lui voler ses pouvoirs.

Notre lutin lui parla donc à cœur ouvert, et, ne voulant pas se laisser mener par le bout du nez, il mit les pieds dans le plat et dissuada la sorcière de partir en guerre contre les farfadets voisins, parlant même de trancher des têtes.

Il ne s’était pas cassé le nez, car la sorcière, belle comme le lever du jour, renonça à ses sinistres projets.

 

Marie-France

 

Christian est un être pâle et transparent comme un ectoplasme. Son mental vacillant n’a rien à envier au vampire en fin de journée, affaibli de soif. La dent dure pourtant : un vrai bonbon acidulé qui, sous couvert de sucrerie, attaque l’émail.

Un soir de mauvaise lune, ayant bu trois gouttes de potion alcoolisée relevée d’un grain de café, il se sentit soudain fier comme un enfant déguisé.

Enfourchant sa saxo noire, il partit en direction de la forêt maudite aux arbres chuchotant des mystères. Quelle araignée l’avait piqué ?

Arrivé dans une clairière, son inhabituelle euphorie s’éteignit brusquement : un étrange rai de lumière dessinait une étoile à six branches sur la mousse …

Christian, tremblant de peur derrière son volant, vit alors apparaitre un trio de sorcières grasses comme des marmites sales. Avec la vivacité d’un asticot, l’une d’elles se saisit du pauvre homme et l’entraina dans les fougères.

La suite fut insoutenable : Christian eu beau se débattre et convoquer tous les saints du paradis, les satanées succubes, sans pitié, lui arrachèrent son pucelage.

 

Monique

 

Il a bon pied bon œil, le voisin du coin… malin comme un singe, mais il est tombé sur un os ! Ce n’est pas parce qu’il perd la tête que je vais me laisser impressionner ! Il marche seul dans le noir. On dirait qu’il est, comment dire… Frankenstein, car il est fort et, s’il est con comme un balai de sorcière, tel un suaire neuf, il se trouve qu’il est propre, propret, chochotte même. C’est un comble !

Être beau comme un désastre et flirter avec des langues de vipère, ça devait mal finir…

Par une nuit sans lune, j’ai mis les pieds dans le plat, mais lui ne les avait pas dans le même sabot ! Il diligenta son chat noir qui, de ses yeux verts, foudroya illico arbres et buissons ! J’ai eu chaud aux fesses… Le voisin, saoul comme un chapeau, s’était trompé d’incantation et de chat, car les noirauds n’officient qu’à la pleine lune, et les blancs, les nuits sans lune. Le paresseux ronflait sous la paille et, roussi, apparût, sale comme un suaire usagé, sans trompettes ni moustaches !

Le voisin, bête comme ses moignons qu’il est, avait le cœur sur la main et, le mâtin, d’un bond s’en saisit, l’emporta, le croqua !

Avoir un cœur d’or lorsqu’on est plein comme un catafalque, quelle guigne !

Le matou se mit à parler à cœur ouvert et son maître à miauler à cœur perdu

Pour ma part, gaie comme une marmite, je bouillonnais de rire !

 

Morale : rien ne sert d’avoir l’œil s’il tourne et vire comme une andouille.

 

Zibelyne

Atelier du 30 octobre 2014

Le premier novembre étant férié, l’atelier a été avancé au jeudi 30, jour bénéfique car il a permis de préparer des masques d’Halloween et de rédiger des incantations pour le lendemain !

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Moi, Diablesse qui emporte les morts, je vous brûlerai dans les flammes du mauvais sort ! Alors, gare à vous si vous n’avez pas de bonbons !

Bonbons d’Halloween ? Miam, miam ! je me régale ! Et si vous n’en avez pas, la mort s’abat sur vous !

Si un vampire est végétarien ce n’est pas un vampire, pareil pour Halloween, s’il n’y a pas de bonbons, ce n’est plus Halloween et de toute façon, vous en avez ou c’est la mort !

Halloween, c’est le seul jour où les monstres et les humains sont en communication, alors, si vous ne voulez pas finir comme nous, donnez-nous des bonbons !

Les vampires vous sucent le sang, les fantômes vous hantent, et moi, je viens vous chercher, seulement si vous n’avez pas de bonbons !

Le Diable n’a peur que du bonheur ! Mais si ça parle de bonbons, j’en veux bien, j’ai très faim !

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Des bonbons, ou je vous mords !

Des bonbons ou je vous attache !

Des bonbons ou je vous transforme en crapaud !

Des bonbons ou je vous griffe !

Attention à vous, car je mords les enfants ou les adultes, ça m’est égal…

Je suis partout ! Cherchez-moi, vous n’y arriverez pas…

Dents pointues ou pas, capes noires ou pas, doigts pointus ou pas, je vous aurai, tous !

Attention, ah ! mes amis aussi, car il y a des fantômes, des chauves-souris, des citrouilles, araignées, momies, sorcières et sorciers, diables, squelettes… on vous tuera tous !

 

Citrouilles et crème de babouins, donne des bonbons et tout ira bien !

Bonbons, guimauve et chocolats, apporte-moi tout ça ! Ou, sacrifié tu seras !

Mains pleines, on sourit ! Mains vides, on te transforme en souris !

Mes dents, les vois-tu ? Nourris-les bien, car elles sont pointues… des bonbons suffiront, mais gare à ta gorge, s’ils ne sont pas bons !

Fantômes, sorcières et monstres d’Halloween, s’ils frappent à ta porte, t’as intérêt à ouvrir ! Pour les calmer, jette-leur des friandises, mais, prépare-toi à courir…

Bonbons, bonbons, on veut des bonbons ! Si vous n’en avez point, des billets suffiront !

Bonbons ou friandises ! Dépêche-toi d’en sortir ou je sors mon abracadabra, bave de crapaud et tralala !

Parfaitement, nous sommes des sacripants, donne-nous des bonbons, et nous partons !

Wouz, Wiz, Waz, des bonbons ou tombe dans la vase !

Des bonbons ou un sortilège, tu n’as pas vraiment le choix si tu tiens à ta tête !

Nous ne sommes pas de gentils bambins, nous sommes des méchants démons ! Prends tes jambes à ton cou, Humain, ou donne-nous des bonbons !

 Boites à gâteaux recyclées en monstres pour leur donner une nouvelle vie !

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