A quoi tient l’édition d’un opuscule…

Il y a des journées sans surprises, et d’autres qui tiennent de l’explosif !

C’est ainsi que se dessine le profil des livres de Monty-Petons Publications…

 

Il était une fois une éditrice qui allait tranquillement chez le coiffeur. Son téléphone sonna. Fi, on ne se laisse pas distraire ! Si elle avait su…

Elle était partie, abandonnant son chéri à l’impression de « Folies », un opuscule qui se voulait artisanal et relié manuellement avant dimanche.

 

Auparavant, la veille, ils étaient allés quérir une imprimante laser dénichée pour une bouchée de pain sur le Bon Coin (coin.) Cinquante euros, la belle affaire ! La bécane tirait des copies bien cuites et l’éditrice était ravie.

Las ! Sans tambour ni trompette — ce n’est pas un orchestre —, le tambour noir se sent défaillir. Sa dame partie et son téléphone restant muet – funeste erreur –, le mari, sans avis, assume sa destinée.

Elle veut ses bouquins pour dimanche — pour la poignée de Cormeriens qui passeront sans s’attarder, happés par le vide-grenier – elle les aura !

Derechef il commande tambours et toners en bon ordre de marche, livrables le lendemain, et imprime l’effarante facture réglée rubis sur l’ongle, de 1224 euros !

 

Si ce n’est pas de la folie, c’est de l’amour ! Sans doute les deux, ah, ah !

 

Le coupable est condamné à imprimer dès demain à outrance et sa belle, qui n’a pu qu’en rire, le premier effroi passé… va plier et coudre les feuilles avant de les relier, livre par livre, jusqu’à épuisement des toners.

 

C’est ainsi que naît une petite et studieuse industrie à fonds perdus, qui assurera des soirées de petites mains paisibles et des livres indestructibles, bien loin du vite fait habituel.

 

J’en suis toute chose. J’adore la perspective de me replonger dans le cartonnage, la colle et tout le toutim, et la liberté que cela implique.

 

Folies, le premier, sortira numéroté — et pas plus cher que prévu ‑cousu et collé, avec sa couverture en 210 g pour 4.50 euros, c’est dit, pour dimanche !

 

« Monsougris et les sorcières de Saint-Georges » prendra le même chemin. L’avantage ? Pas de stock, des ouvrages cousus au fil du temps qui passe et des salons en totale autonomie !

Merci, mon Prince Fou !

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2 réflexions sur “A quoi tient l’édition d’un opuscule…

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